Tout comme un corps qui par la maladie affiche ses disfonctionnements internes, la crise économique actuelle reflête avant tout les maux profonds et structurels dont elle souffre.
Si l'on prend par exemple le secteur automobile qui n'a pas su évoluer, et qui a continué, malgré la succession de chocs énergétiques depuis 1973 a produire des voitures lourdes et énergivores, il faut des millions de véhicules invendus actuels et des majors du secteur automobile à genoux, pour que s'enclenche un processus (espérons qu'il ne soit pas que superficiel et conjoncturel) de remises en cause et de réformes des modèles même de véhicules que le public attend. C'est parce que le système a trop longtemps fonctionné culturellement en vase clos qu'il n'a pas su proposer des alternatives familiales crédibles à la voiture de 2 Tonnes, consommant au moins 10 litres au 100, ou mettre sur le marché des véhicules urbains ultra légers et polyvalents.
En matière d'investissements financiers il en va de même, puisque au nom du risque, on a préféré se replier sur des produits financiers (et virtuels) purement spéculatifs, plutot que de financer la vraie innovation, celle qui sort des "sentiers battus", et dessiner les contours du monde de demain auquel chacun aspire au fond de lui même sans plus ôser en rêver. Un monde meilleur, où la faim, les maladies sont en regression, et où les hommes jouissent des merveilles de la nature, tout en les préservant pour les générations à venir.
Le marketing, la bonne raison, la méthode coué on amené peu ou prou les hommes à renoncer à cet éden, en les contraignant à des choix de consommations qui n'en sont pas. Une voiture diesel ou à essence par exemple pour se déplacer, à peu près équivalente en matière de pollution et d'effet serre, alors qu'il existe depuis bien longtemps des alternatives crédibles, non polluantes. Nous citerons en autre les voitures électriques, les moteurs pantone, l'énergie libre, qui n'arrivent pas à se faire de place au soleil, parce que trop économiques, et que par voie de conséquence, les prototypes une fois développés, n'arrivent pas à dégager les marges financières rendues nécessaires pour contre balancer le formidable rouleau compresseur marketing des pétroliers et de l'automobile, qui voyant le danger venir, se cramponnant à des concepts éculés et redoublent de résistance.
Il faut donc trouver d'autres méthodes qu'un marketing couteux pour imposer des nouveaux concepts. Le bouche à oreille, la responsabilité sociétale, les ONG qui par le jeu de labels qu'elles sont capables de distribuer, peuvent épauler l'émergence de nouveaux produits soucieux de l'environnement(Homme compris)ou de bonnes pratiques responsables.
On lira avec beaucoup d'intérêt le document scanné joint, qui montre comment 70 % des investissements financiers depuis quelques années ont été faits sur une vision modèlisée complêtement fausse de l'économie.
Plutot que de se soumettre à une analyse prospective claire des enjeux de notre société et investir dans des solutions qui pourraient à terme changer la donne, ce document décrit le jeu de fléchettes piteux auquel les investisseurs se sont livrés, par pure paresse, par manque de curiosité, par peur de prendre les risques sur des technologies émergentes. Jeu qui a été adopté commme
Une analyse un peu sérieuse montre comment du financement de l'économie nous sommes passés au financement du capital sous toutes ses formes : placement dans l'immobilier, dans des supports virtuels, plutôt que sur des entreprises, des équipes, des hommes, des produits, des idées....
Tout donne l'impression d'une démarche d'investissement en perpétuellement repliement, totalement centripète, n'en finissant pas de se réstreindre à un cercle de plus en plus restreint d'activité, concentrant ainsi verticalement une masse gigantesque d'argent sur quelques produits hyper spéculatifs, plutôt que de les répartir de manière sage sur l'univers des investissements possibles.
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Notre système financier telle une énorme colonne verticale resultant de ce resserement du crédit doit s'effondrer, au profit d'investissements autrement plus porteurs d'avenir, occupant tout le spectre offert.
Il faut comprendre qu'en matière d'investissement industriel ou financier, il n'y a pas de plus grand risque que de ne pas vouloir en prendre du tout.
Or notre système occidental se construit sur des abérations. On voudrait des guerre sans victimes (au moins de notre coté), des investissements rémunérés à 10 ou 15 % sans risque, une industrie pharmaceutique et médicale spéculative sans patients. Cette vision idéaliste est bien loin de la réalité. Mais elle trouve ses disciples qui par millions accourent et rallient ces approches aussi dangereuses qu'illusoires. Notre société est ainsi batie depuis quelques années. C'est par là qu'elle est en train de tomber. Parce qu'elle n'a pas voulu elle même opérer ses propres mutations rendues pourtant nécessaires, la crise s'impose à elle, pour la forcer à se réformer en profondeur.
Je crois personnellement qu'il n'y a pas démarche plus censée que d'investir dans ce qui apparait à un moment donné, par le dogme ambiant, comme totalement incensé.
C'est en tout cas la démarche que j'ai suivie en m'investissant à fond (financièrement, physiquement, techniquement, moralement )dans les travaux de feu Jacques BENVENISTE.
C'est aussi également ce que je fais actuellement en prônant et militant pour l'énergie libre, par la création d'un prototype industriel de générateur destiné au marché grand public. Ce qui me paraît le meilleur moyen concret et efficace d'imposer rapidement cette approche alternative aux traditionneles énergies fossiles, agricoles, et naturelles (éoliennes, solaires). J'imagine que ces millions d'inventeurs, chercheurs, découvreurs, promoteurs suivent ce même rève de l'avènement d'un monde meilleur car enfin éclairé.
Les solutions existent, les hommes et les idées sont là, mais les ressources financières manquent cruellement, fuyant par essence ces pistes risquées. Aussi il m'apparait qu'il n'y a pas meilleure démarche pour un système économique (pays, entreprise...) de consacrer, une part forfaitaire des sommes consacrées à la recherche au financement d'une recherche que l'on qualifiera d'"improbable", et qui porte pourtant en elle, les ferments du monde de demain et de ses nouveaux paradigmes.
Bruno ROBERT 17/12/08